• De l'estime pour lui aussi...

    Cela peut étonner, mais j'ai de l'estime pour l'homme qu'elle n'a pas quitté.
    J'avais l'occasion de le voir de temps en temps avec ses enfants.
    Je n'ai plus de nouvelles des enfants. J'espère qu'ils vont bien


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  • Ce qui reste après le deuil,
     
    Tous les deuils n'opèrent pas une séparation stricte
    Du passé il faut se libérer de ce qui fait souffrir
    De ce bel amour qui a fini par rompre
    Tout n'est pas mort puisqu'il reste l'estime
     
    Il reste le souvenir et un attachement résiduel.
    Il reste les lieux de mémoire ou je passe de temps en temps
    Donner un geste d'estime et d'affection
    à celle qui m'a apprivoisé
     
    L'estime me vient de ce que je garde
    qui est à la fois de l'ordre du charnel et du spirituel
     
    Du corporel je conserve sa marque comme une empreinte
    Ma peau se souvient encore de la douceur de sa peau,
    Ma poitrine se souvient encore de ses bras
    Mais l'arrachement à eu lieu
    Il ne reste juste que le sentiment de douceur
    que j'attribue à la personne et à la relation
     
    Car il y aussi et surtout la valeur attribuée au vécu
    La tendresse de ses gestes
    La beauté de son regard
    L'authenticité de son amour
     
    Cet ensemble, avec ses hauts et ses bas ce fut un amour sublime
    Sa durée et sa qualité font que je l'estime toujours et encore
    Je pense avoir été aussi un homme tendre pour elle
    Tout est estimable : elle, moi, la relation, nos sentiments partagés.
     

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  • Valeur, attachement, estime.

    Le propos qui suit concernent plusieurs séparations amoureuses, pas toutes cependant, uniquement les séparations de personnes jugées importantes et de relations jugées merveilleuses . Ces séparations n'ont pas été aussi aisées que les autres, plus longues, au détachement incomplet.

    Il y a une fiction de l'individu totalement autonome, sans attachement aucun. Je connais des attachements résiduels multiples. Plus je vieillis et plus c'est attachements ne sont pas vécu comme une dépendance aliénante, du moins pas toujours.

    Il y a un enchainement qui part de la valeur accordée à l'autre, valeur qui a des répercussions sur soi et qui débouche sur de l'estime de l'autre et de l'estime de soi. On ne saurait s'estimer soi-même dans l'ignorance ou la haine de l'autre. Cet enchainement a fait l'objet d'un parcours que je résume par "perte, arrachement, estime".

    Perte, arrachement, estime.

    On a là les non les étapes du deuils mais les faits marquants. Sentiment de perte, travail d'arrachement, cadeau de l'estime, tel sont les trois expériences de la dernière dynamique de séparation qui viennent confirmer les souvenirs d'autres séparations de personnes marquantes, des femmes ayant donc déposés sur moi et en moi une forte empreinte charnelle et affective. Au regard de cette expérience, je doute fort que l'estime parte car elle est fondée sur des valeurs, celle de la personne et celle de la relation . Une valeur attribuée qui n'est pas réductible à l'effet de l'idéalisation amoureuse. Cette valeur porte sur trois plans de la personnalité : normes de vie partagées, liberté individuelle, intimité. J'ai et je garderais de l'estime pour ses réflexions concernant l'éducation des enfants, pour son souci de l'autonomie individuelle au sein du couple (au sens de non contrôle de l'un sur l'autre), pour la douceur relationnelle, pour ses capacités d'échange et de partage des émotions et sentiments et pour mille autres choses plus particulières. Cela se maintient qu'il s'agisse d'amour charnel ou d'amitié. D'ailleurs la douceur relationnelle permet le passage de l'un à l'autre une fois que les corps perdent le besoin de s'entrelacer, de s'embrasser tendrement.


    Pour le dernier amour, j'ai tout dit. Ce sera un dernier condensé . L'estime à son égard mais aussi à l'égard de son mari. Oui son mari m'a toujours été sympathique. Certes il a été question de divorce à un moment donné ce qui a généré de la distance un temps mais le reste du temps j'allais le saluer. Je voyais aussi ses enfants. Il me manque des nouvelles d'eux. En fait, si j'ai pu avoir de l'acrimonie c'est plutôt à l'encontre des défenseurs bec et ongles du mariage monogame à vie mais j'en ai que fort peu rencontré. C'est une des caractéristique de la modernité que d'être plus tolérant à l'égard des parcours pluriels de vie, une vie relationnelle non réduite à la fidélité monogamique. Ce qui importe plutôt c'est de souligner l'importance des attachements, pas des dépendances fortes et très contraignantes mais des attachements résiduels, ceux qui perdurent une fois que l'on s'est séparé et détaché. Des attachements d'amitié qui laissent de la liberté à l'autre.

    Léo 


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